La mort d'Aeris dans Final Fantasy VII a posé un vrai problème : pourquoi peut-on ressusciter un perso des centaines de fois s'il meurt au cours d'un combat et là (= s'il meurt dans l'histoire), on peut pas ?
D'abord, à cause de la traduction : en japonais on ne parle jamais de "mort" (shi) mais "d'incapacité au combat" (sentôfunô). La fameuse queue de phénix est donc utile en cas d'incapacité au combat, mais pas lorsqu'un perso meurt vraiment. Ça, c'est la théorie du gars qui joue sur les mots.
La réalité, même à l'intérieur d'un FF, c'est que la queue de phénix sert bien à ressusciter les morts, comme en témoigne la scène de Final Fantasy Tactics où Mustadio se fait exploser par Worker 8.
Bon. Ce qui nous amène à notre problème de gestion des morts :
a) on choisit l'option la plus simple : aucun mort dans l'histoire puisque tout le monde peut ressusciter.
b) on choisit l'option la plus compliquée : on ne peut ressusciter personne, donc un perso meurt dans l'histoire comme il peut mourir en combat. Si un perso meurt au combat, on ne peut donc plus jamais jouer avec.
c) on choisit l'option FFT : un perso ne peut plus être ressuscité si le corps disparaît. Option qui vire au gore si un perso meurt au cours de l'histoire : brûlé, calciné, démembré, dévoré par les piranhas, etc. Ou l'option FFIV : la pétrification (et là tu me dis : "ah ouais, et les aiguilles en métal qui annulent la pétrification en combat, là elles marchent pas ?").
Le plus important est donc de respecter une certaine cohérence : si ça meurt, ça meurt vraiment, mais pas de "mort au combat" qu'on peut annuler et de "mort dans l'histoire" qu'on peut pas annuler. Ça gave tout le monde.
