Ah ben oui, si j'écris pas pour dire du mal, c'est que je prends enfin le temps de kiffer le jeu.
Comme vous vous en doutez, je suis enfin arrivé au chapitre 11, dit "Monster Hunter". LE chapitre différent du reste du jeu, et donc assez agréable. Il eût fallu faire un jeu entier comme ça.
Cependant (Ban-chan s'en souvient probablement), j'avais dit dès le trailer final de FFXIII (celui où on annonçait sa date de sortie) que ces grandes plaines me paraissaient bien pompées sur celles de FFX. Je laisserai le bénéfice du doute à Squenix en pensant qu'ils voulaient faire du FFXIII avec le X, mais que la PS2 ne leur en laissait pas les moyens.
En tout cas, quitte à pomper Capcom et leur licence MH, s'il y a UN truc que Squenix a pigé au regard du nombre de fois où on se fait défoncer, c'est l'usage du quick continue, et intelligent en plus, puisqu'on peut refaire le combat immédiatement en changeant les paramètres essentiels (ou pas) de son équipe. Très très bonne idée excellemment réalisée.
En revanche, maintenant que j'ai accès au grinding, je constate que certaines classes sont complètement inutiles, genre enhancer. Il suffit d'avoir Fang, Vanilla et Lightning dans ton équipe et tu défonces tout le monde à coup de sorts affaiblissants, de défense plombée et d'attaques de ouf. Jammer, Defender, Attacker et Blaster, pas besoin du reste. Ah ouais, Healer, aussi, ça peut servir.. ;-D
Alors qu'est-ce qu'on peut dire sur ce chapitre 11 ?
D'abord sur la partie des plaines, c'est quand même un peu fastidieux de les parcourir à pied, les chocobos auraient été bienvenus dès le début. Dans un MMORPG, je dis pas, mais là, c'était pas indispensable de me faire courir pendant des plombes en dispersant les distributeurs de missions aux quatre coins du truc.
Ensuite, je sais pas vous, mais autant j'avais pas de souci avec l'aviation (si l'équitation est l'art de monter à cheval, l'aviation est l'art de monter les chocobos) dans les opera précédents, autant là je trouve que ça fout un peu la gerbouille.
Quelques très bonnes musiques selon les lieux, mais tout ce qui est chant grégorien, ça casse un peu les couilles. J'ai envie de dire que les musiques sont de la bonne grosse pompe de FFX, mais en fait TOUT est de la grosse pompe de FFX !
D'abord la musique : il y a cette touche de Hamauzu sur les musiques un peu rythmées qui les rend brouillonnes ; on a une sorte de bruit parasite à l'arrière (genre guitares ou bordel quelconque...) sur lequel vient se greffer une rythmique d'ambiance, mais on ne sent aucun impact dans ce genre de musique, contrairement aux thèmes de combats qu'affectionnait Uematsu. Pour vous donner une idée de ce que j'appelle "musique brouillonne", voici 3 exemples typiques dans FFX ("challenge") et FFXIII ("Test of the L'Cie" et "Eidolons"). Ce son de guitare PÉNIBLE qu'il nous fout à chaque musique de boss, vraiment faut qu'il arrête !
Ensuite les décors : changez votre équipe, les mecs, c'est juste pas possible de se retrouver avec les mêmes morceaux de colonnes et de routes détruites sur 3 jeux de suite, quoi.
Le "méchant" : je rêve ou c'est le même mec qui voulait marier Seymour et Yuna ?! *va sur Youtube*... Ouais, non, c'est pas lui, mais je suis sûr d'avoir déjà vu un méchant habillé en pape avec une voilette sur la gueule depuis que Nomura est au design des persos...
Bon, quoi d'autre ?
Ah oui, la fin du chapitre 11. C'est pas mal du tout. La tour infernale, y a de bonnes idées, le boss est vraiment très beau. La suite est juste extra : le village pourri, très très bien. Décors splendides, musique qui va bien, très très bon passage, un peu court, évidemment. Boss de fin super laid par contre.
Et là je viens de commencer le chapitre 12, je confirme : les cinématiques, c'est une catastrophe. On a droit à une méga-cinématique avec baston des invocations, ça tire, ça saute et ça explose dans tous les sens, mais alors on pige QUE. DALLE !!
Mon conseil du jour : virez le directeur des cinématique, le mec est complètement aux fraises.
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mardi 15 juin 2010
jeudi 21 mai 2009
Pourquoi Uematsu Nobuo est un Dieu.
Comme tout bon FF fanboy, j'ai tout de suite admiré le maître, sa capacité à me faire presque chialer, en tout cas à m'émouvoir avec des musiques magnifiques.
Sauf qu'en tant que FF Fanboy et musicien, plus je me tapais des Final Fantasy, plus je trouvais que le père Nobuo se la coulait douce, devenant petit à petit moins innovant, se reposant sur des gimmicks déjà maintes fois éprouvés, recyclant des thèmes de ses opera précédents, bref, je me disais : "après tout, il est pas si génial, le mec. Il a fait des bons trucs dans le passé, mais là c'est mort."
Et puis qu'est-ce qui lui prend de faire jouer dans les Black Mages un guitariste qui joue faux ? (nan, mais le soliste des Black Mages, là, c'est juste pas possible, il joue TROP FAUX, quoi !).
Sauf que Uematsu, c'est un sacré numéro. Il cache bien son jeu, le vieux.
Ces temps-ci, j'écoute assez souvent l'OST de Dissidia et plusieurs choses me sautent aux oreilles :
1) certaines de ses compositions ont été réarrangées pour la troisième ou quatrième fois. Et ça bute toujours autant, sinon plus. Nous avons donc affaire à un compositeur qui trouve des musiques tellement solides sur leur fond que les multiples arrangements ne cessent de les rendre encore meilleures.
Tu pourrais me dire : "ah ouais mais en général c'est l'inverse, connard : c'est les arrangements qui font qu'une musique pas terrible devient géniale. Tu m'as l'air d'avoir tout compris, Jo-le-musicien !".
Sauf que là, non. Quand tu réécoutes les versions originales, tout est déjà là. Et c'est là que tu prends ta claque, tu te dis: "ah, ouais, même avec une palette de sons 8-bits de merde, le keum il avait déjà pensé sa musique comme si c'était un orchestre qui la jouait et il avait déjà prévu toutes les parties comme ça."
Je te rappelle que Uematsu Nobuo a décroché son job chez Square juste parce qu'il donnait des cours de musique dans un magasin d'instruments à côté des locaux de chez Square.
Le hasard, des fois, hein...
2) Une des caractéristiques du style Uematsu, c'est sa capacité à composer des thèmes. A la manière d'un Prokofiev (Pierre et le Loup), Uematsu excelle dans la création d'un thème qui collera à un personnage tout au long du jeu (ou du premier CD, AH AH AH !).
L'est balaise !
3) Comme tout compositeur, Uematsu a un sweet spot, un domaine dans lequel il est vraiment brillant. Lui, c'est les musiques de combat.
Tu vas me dire : "attends, mec, des musiques de combat, y en a dans tous les RPGs, pourquoi les siennes particulièrement ?".
Eh ben c'est parce que c'est là qu'il se permet de faire le guignolo, ni vu ni connu : il balance des notes complètement chtarbées dans ses lignes de basse. Il balance des accords qui créent la cassure et la tension nécessaires à te faire sentir que tu vas te bastonner pour ta vie (d'un perso en 8x8).
Et puis le rythme, ce fameux rythme de cavalcade qui fait que même dans le paresseux FF9 t'as quand même un peu l'impression qu'il se passe quelque chose.
Ecouter les musiques de combat de Uematsu, c'est vraiment prendre conscience que le gars c'est ça, son truc.
A la différence d'autres compositeurs, pas moins talentueux, d'ailleurs. Par exemple, Shimomura Yôko.
Elle, tu vois, ses musiques de combat c'est de la merde en barre. Elle est VRAIMENT pas douée pour ça, elle essaie de cacher sa faiblesse à coup de gros son (guitares saturées, basse qui bave et double pédale à la grosse caisse), mais ses musiques de combat sont d'une monotonie à se mettre une balle.
En revanche, son sweet spot, c'est les musiques mélancoliques, en général au piano, genre l'intro de Kingdom Hearts, ou bien encore des merveilles qu'elle a pu pondre dans Legend of Mana.
Juste tu chiales ta mère.
Donc si demain tu fais un RPG, tu prends la mère Shimomura quand il faut chialer et le père Uematsu quand il faut se battre. Mais pas l'inverse.
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