skip to main |
skip to sidebar
1998, on surfait encore avec Netscape...
J'utilisais une des premières versions de l'émulateur ZSNES et je téléchargeais des jeux, ceux que j'avais pas eu l'occasion de connaître dans ma période SNES, justement. L'époque où je me tapais royalement de savoir ce qu'était un RPG et pourquoi c'était bien : moi, je jouais à Street Fighter.
Sauf qu'après avoir découvert les RPG avec Final Fantasy 7 (en 1997, donc), j'ai évidemment eu envie de me faire ceux de la SNES. Problème : mon meilleur ami avait donné notre SNES à sa femme de ménage (elle s'était fait cambrioler, les méchants avaient embarqué la console du gamin, mon ami a fait un geste).
Donc pas de SNES pour jouer.
C'est là qu'intervient l'émulateur, yeah !
Donc je télécharge Chrono Trigger, normal, et je commence à jouer.
Eh mais...! Il est génial ce jeu !!
Sauf qu'en 1998, ZSNES ne gérait pas encore les transparences, donc arrivé en 2300 A:D, l'écran du jeu il devient juste TOUT NOIR !!!!!!
WHAAAAAAAAAAATT ?!!! Mais comment je vais pouvoir jouer à mon Chrono Trigger, moi ?!
Alors je me tape les magasins, et là check ma trouvaille : une cartouche Chrono Trigger version US, pour la modique somme de 349 Francs, soit 53,20€. C'est pas donné, bordel. D'occase !
Mais y a plus fort encore : maintenant qu'il a sa cartouche, il va lui falloir une Super Nintendo AMÉRICAINE, because les cartouches elles ont pas le même format (les cartouches françaises et japonaises étaient arrondies, les ricaines rectangulaires). Donc pareil, téléphone à tous les magasins de Paname pour trouver une SNES d'occasion US, et j'en ai trouvé une, pas chère du tout, mais avec un adaptateur secteur Sega.
Et j'ai enfin pu jouer correctement à mon Chrono Trigger !
Et donc j'ai joué à God of War 3.
J'avais trouvé le 2 moins bien que le premier, à vouloir tout faire "encore plus grand", on avait perdu l'ambiance du premier.
Sérieusement, j'ai eu très peur avec le début du jeu. Toute la partie Poséidon, quelle merde ! D'abord c'est très très laid. Ça, c'est un truc qu'il y aura pendant tout le jeu : la laideur. 90% des peaux des persos ressemblent soit à du plastique, soit à du cuir, mais pas à de la peau.
Après il y a des persos torchés, comme les deux servantes d'Aphrodite, juste tu te demandes comment les mecs ont pu vouloir économiser les polygones sur ces deux-là alors qu'il n'y a MÊME PAS DE DÉCOR derrière elles !!!
Comprends pas.
Ensuite il y a la mise en scène. C'est bien de vouloir en mettre plein la gueule, mais là c'est juste trop le bordel. Faut pas oublier qu'une partie de l'attention du joueur est focalisée sur les QTE, donc ça plus ta scène qui change toutes les 3 secondes, ça fait un peu beaucoup, je trouve. Et puis j'ai eu peur aussi au niveau du rythme : je fais 3 pas, je tue 3 squelettes, hop, un QTE, je refais 3 pas, je tue 3 squelettes, hop, un QTE... AU SECOURS.
Heureusement, après le rythme devient beaucoup plus "God of War", donc c'est juste la première séquence qui essaie de trop en faire. Ouf.
Il y a les peaux, donc, et puis il y a les matières. Tu sais, cet effet luisant des consoles "next gen" qui fait ressembler le moindre rocher à du plastique et qui fout des reflets partout, sur le métal, sur l'eau, sur la glace, tout ça pour arriver au résultat qu'aucune matière ne semble réagir comme dans la réalité et qu'au final c'est très très moche, bien plus que sur la génération précédente où les textures n'étaient pas aussi approfondies, mais semblaient du coup beaucoup moins fausses.
Quand le mieux est l'ennemi du bien, donc.
Je te passe aussi les dialogues, pas extraordinaires, pour arriver au pourquoi j'ai passé toute ma journée d'hier et une bonne partie de celle d'aujourd'hui sur ce jeu.
Le plaisir.
Malgré ses défauts, God of War 3 est vraiment très plaisant à jouer. La maniabilité, bien sûr, on ne change pas une recette qui gagne, mais surtout la mécanique du jeu. Toutes ces énigmes, cette façon de revenir au même endroit par une porte différente, cette façon de rater une énigme puis de pouvoir la recommencer jusqu'à comprendre comment tout marche et ajuster son timing.
Juste tu passes d'un point de sauvegarde à un autre et tu peux pas arrêter de jouer.
Bon, OK, il y a un putain de rocher qui a été complètement mal calculé, mais sinon toute la partie mécanique, ça bute.
Et puis il y a l'histoire. Autant je trouve les graphismes assez laids au niveau du rendu, autant je trouve les cinématiques très très jolies, et du coup tu reprends plaisir à revoir une histoire que tu connais déjà. Certains passages du jeu ne sont pas très bien écrits, et le plan "Kratos sauvé par l'espoir" fout un peu la gerbe, on voit que cette niaiserie a été écrite par une femme, mais sinon l'histoire de ce troisième volet est vraiment bien. J'aime beaucoup la façon dont les différents personnages de la mythologie grecque apparaissent.
En revanche, l'aspect gore, c'est devenu vraiment n'importe quoi. Je comprends tout à fait le parti pris des gars qui ont voulu surpasser ce qui existait déjà en matière de caméra et d'angles de vue, je vois bien où ils ont voulu en venir, mais par rapport au produit, ce n'est pas très heureux.
Je veux dire, la façon dont Kratos éclate le visage d'Hercules, ce n'était pas nécessaire. Il y a un tas de détails qui montrent que les mecs ont cherché la surenchère dans le gore et, pour le dire franchement, la torture.
Tout ça, pour – je te le rappelle – un perso qui puise ses dernières forces dans le message d'une gamine qui lui dit que "l'espoir est plus fort que tout". N'importe quoi. C'est dans ces détails gores qu'on voit que les mecs se sont un peu perdus et ont cédé aux sirènes (ah ah !) de la technique pour la technique.
Je te parle pas de la fin du jeu qui est vraiment pathétique dans sa réalisation, le générique de fin qui débarque comme un cheveu sur la soupe...
Franchement si on analyse le jeu en détails, c'est blindé de fautes de goût, des trucs qu'il n'y avait pas dans les opera précédents, et pourtant le jeu s'en sort vraiment très bien, une drogue, un truc qui fait que tu lâches pas ta manette et que tu surkiffes le moindre puzzle.
Je regrette pas une seconde d'avoir acheté ce jeu, même si évidemment on parle d'un jeu qui vaut les 28€ que j'y ai mis et pas les 70€ auxquels il était vendu à sa sortie.
"Construire pour ne pas mourir. Et continuer à nourrir", chantait NTM.
Je fais pareil.
Mes blogs saccagés, je vais de l'avant. Et puis tu le sais, l'internet c'est ma sève ("save"), donc quand on te dit que la suite non-officielle de Chrono Trigger a fuité, ben tu te renseignes un peu.
J'ai donc commencé à tester Crimson Echoes.
Je vais te casser ton trip de fanboy : c'est pas terrible. Parce que ce que tu venais chercher, c'était une ambiance et tu ne la trouves pas. On sent que les mecs ont voulu bien faire, continuer à vivre leur rêve lucide, mais il leur manque le talent. C'est d'autant plus dommage que j'imagine qu'il leur a fallu des efforts énormes pour réaliser cette suite, mais tu vois, un des points forts de Chrono Trigger, c'est l'histoire. Pas l'histoire au sens "il se passe des trucs", mais dans la façon dont elle est racontée, c'est pas pour rien si on y trouve associé le nom de Horii Yûji.
Quand je joue à Crimson Echoes, je ne retrouve pas cette linéarité narrative, je vois juste des clins d'œil et des scènes juxtaposées avec des musiques balancées les unes derrières les autres sans aucun sens de la dramaturgie.
Dans Chrono Trigger, tu te tapais une musique par lieu, pas une musique par scène, et là j'ai la désagréable impression d'écouter un remix des musiques de Chrono Trigger, genre je te balance toute l'OST en 5 minutes.
Je veux pas faire mon inspecteur des travaux finis, mais je crois que le minimum aurait été de composer des musiques originales dans l'esprit des précédentes, avec évidemment la reprise de grands thèmes.
Tu vas me dire : "en fait, tu demandes à des amateurs d'avoir le talent de la Dream Team, et de composer des morceaux du niveau de Mitsuda et Uematsu, c'est ça ?!".
Ouais, et je t'emmerde.
Pourquoi quand il s'agit de hackers on trouve normal que des informaticiens amateurs mettent leurs races à des professionnels de chez Apple, Microsoft et Sony, et dès qu'il s'agit d'un jeu vidéo il faudrait excuser la médiocrité ?
Tu crois que ça existe pas, des musiciens amateurs qui ont un niveau de professionnels ?
T'as jamais entendu parler de Disco Dan ou de Jared Hudson ?
Ben voilà : toute la hype du style "oh mon Dieu, le jeu est tellement bon que Squenix se chie dessus et préfère censurer", non pas d'accord. J'en suis qu'au début du jeu, donc je vais pas être définitif sur le contenu, mais sur le contenant il n'y a pas d'hésitation à avoir : le niveau est pas là.
Il y a 100 fois plus de qualité narrative dans le début de Chrono Trigger (et pourtant il se passe pas grand' chose, au début de CT...) que dans les 30 premières minutes de cette suite.
Et je te parle pas des horreurs que j'avais dites à l'époque sur Chrono Resurrection, qui avait juste l'air catastrophique (genre le bruit des pas au volume maximum, Chrono qui ressemble à un Troll, non mais au secours, quoi !)...

Je suis en ce moment dans Final Fantasy 7 (non, pas "toujours", "ENCORE", je le refais) parce que je suis complètement accro de son gameplay. Du coup, comme je connais déjà l'histoire par cœur, je suis vite saoulé par les cinématiques de 20 minutes. S'il y a un truc auquel il faudra penser dans la version PS3 (toi-même tu sais, il va falloir vite générer du cash flow si on veut pas se retrouver à la rue), ce sera de pouvoir zapper les cinématiques. Là, on pourra parler.
Alors sinon, comme j'ai bientôt fini le jeu, j'aimerais bien me faire un autre FF, parce que je me suis rendu compte que j'aimais surtout JOUER SUR MA PSP. Jouer dans mon lit, c'est grave le kiff.
Donc je me disais, tiens je me chopperais bien FF8 ou FF9.
Ah ben oui, je les ai déjà. Version US et Jap pour FF8, et puis version collector Jap pour FF9.
Et j'ai cherché pour savoir si on pouvait ripper ses CD pour en faire des .ISO PSP, ben on peut pas avec une PSP normale et un firmware à jour. Ou t'es un pirate, ou t'es une vache à lait. J'ai visiblement mal choisi mon camp (mais en même temps j'ai une carte PSN Store de 3000¥ achetée au temps où le ¥ était faible)...
FF8, j'aime bien le système de combat (pipé à mort), la musique de combat, Zell qui fait des dégâts de ouf non-stop, tes persos blindés jusqu'à la race au bout de quelques heures, la customisation des armes, le jeu de cartes, les seins tout bleus de Shiva, Léviathan qui tremble dans tes mains, tout ça est très très sympa.
SAUF QUE.
FF8, c'est aussi la musique du Balamb Garden dans tes oreilles pendant 1 million d'années, les quêtes à 2 balles qui te font faire des allers-retours bien chiants dans des villes biens reloues et des heures à drainer tes magies pour avoir des stats de fils de pute. J'en suis fatigué d'avance.
De l'autre côté du ring :
FF9, c'est des graphismes pas trop moches sur PSP, des dialogues sympas, un système de skills intéressant, des musiques pas trop mal et quelques scènes de légendes (Alexander).
SAUF QUE.
FF9, c'est surtout une lenteur qui suinte dans tout le jeu, des dialogues à la progression scénaristiques (d'où les 4 CDs), au levelling des persos, et puis du creux du creux du creux (et puis ce système d'email dont on n'a, au final, rien à foutre). J'en suis écœuré d'avance.
En fait, ces 2 jeux sont pas mal par moment. Au début pour FF9, au milieu pour FF8. Mais du début à la fin, non.
Et moi je voudrais un RPG bien du début à la fin. Je vais quand même pas finir par craquer ENCORE pour FFtactics....
Dans la série "fais ton vieux con", je vais te répéter ce que j'avais dit à mon meilleur ami à l'époque : "Final Fantasy VII, c'est la vie".
J'entends par-là que ce jeu est riche d'enseignement sur la vie.
Par exemple : "FF7, c'est comme dans la vie : la fille qui meurt pas, c'est celle qu'a des gros seins". Ou encore "FF7, c'est comme dans la vie : le mégalo qui veut détruire le monde a en fait un problème d'Œdipe pas réglé".
Tu peux appliquer ça à l'infini...
Mon enseignement d'aujourd'hui, c'est que tu crois que Sephiroth est une brute absolue, alors qu'en fait tu finis le jeu en lui mettant une calotte derrière les oreilles et il se barre en s'excusant.
Rappelle-toi, la première fois que tu vois Sephiroth en vrai, pendant ton flash-back à Kalm : vous affrontez un dragon, et juste le mec il met des coups super balaises, genre il fait 100 fois plus de dégâts que toi, et ses matérias sont à donf'. Check les stats.
Toi, tu as des étoiles dans les yeux et tu penses que jamais tu pourras devenir aussi bon.
Mais en fait, il s'écoule pas longtemps avant que tu n'obtiennes toi-même des stats supérieures, et ses magies qui déchirent, ben t'as vite fait de comprendre qu'une fois les matérias augmentées, n'importe qui peut y arriver. Je te parle même pas du mytho du mec qui se croit le fils des étoiles et qui est en fait le lardon de (Ho)Jo-le-rat-de-laboratoire...
Eh ben la vie c'est pareil : des fois tu vois des mecs qui sont des pures brutes dans ce qu'ils font, tu crois que jamais tu arriveras à leur niveau, et en fait, si tu t'y mets sérieusement, il s'écoule pas longtemps avant que tu découvres la vérité :
- le mec a zéro don, mais il pratique tous les jours depuis des années
- le mec a son pathos familial, comme tout le monde
Comme quoi, hein, tu peux pas test : FF7, c'est la vie.
Tu le sais, les Américains comprennent pas pourquoi les Japonais veulent absolument incarner des adolescents dans leurs jeux, et les japonais comprennent pas pourquoi les Américains peuvent pas concevoir des persos qui aient pas 40 ans et 100 kilos de muscles.
Par exemple, le héros typique japonais, c'est les ados de Final Fantasy :

Alors que le héros américain, c'est plutôt Marcus Fenix :

Tu remarqueras au passage qu'il s'agit du perso Deathblow qui date d'il y a 20 ans, comme quoi on est vraiment dans le stéréotype Ricain, hein : si t'es militaire, t'a forcément cette tronche de bœuf. Créativité, quand tu nous tiens...
Alors un élément de réponse, ce serait l'identification du public. Je n'y crois pas une seconde, vu que le public des FF ne se limite pas aux ados de 15 ans et que le public des FPS n'est pas exactement le mec de 40 ans...
Ce qu'il se passe, à mon sens, c'est que dans un JRPG on gagne de l'expérience. Il faut donc ne pas trop en avoir dès le début. Le scénario de base relevant du parcours initiatique (on apprend l'amour, le Bien, le Mal et les responsabilités en cours de route), il se prête évidemment bien plus à un jeune héros qui va forger sa personnalité à travers l'aventure qu'à un vieux qui a déjà tout vu et qui va plutôt construire un bunker dans son jardin au lieu d'aller explorer tout le continent. Le militaire aguerri sachant qu'on joue toujours mieux à domicile, tu penses bien que la géographie de ton RPG va en prendre un coup.
D'ailleurs tu vois bien à quoi ressemblent les vieux dans les Final Fantasy : ils sont occupés. Ils ont un boulot (garde royal, ingénieur, etc.), une famille (les Cid ont généralement une fille qui sort avec le héros), bref, faut vraiment que ce soit la fin du monde et que leur gendre soit impliqué pour qu'ils daignent te prêter leur aéronef.
Pour les jeux de guerre (FPS) en revanche, on préfère un militaire avec du galon, parce que ça paraît plus crédible que ce soit un professionnel qui arrive à la fin du jeu plutôt qu'un rookie qui aurait jamais touché un flingue de sa vie et qui tout d'un coup truciderait à tout va sans se poser de questions, avec une science stratégique tombée du ciel, check comment je fais des cartons à 200m, la chance du débutant qui me suit pendant 10h de jeu.
Donc le choix du perso est évidemment lié au type de jeu bien plus qu'à un aspect culturel. T'as qu'à voir Metal Gear Solid, où on joue un vieux. Ça se tient.
En ce moment, je suis dans Princess Crown (le brouillon d'Odin Sphere), sorti à l'époque sur Saturn et maintenant sur PSP.
Les musiques sont un peu saoulantes (la musique des villes, surtout), donc après Odin Sphere et ses musiques sublimes ça passe moins bien, mais j'aime l'esprit du jeu.
Surtout, je me suis rendu compte que j'adorais ce type de jeux.
Les puristes avaient chié sur le formidable Legend of Mana, que j'avais adoré, sous prétexte qu'il n'y avait pas de continuité de l'histoire.
Ben moi j'adore ce genre de jeux à missions où chaque fois que tu retournes dans une ville il y a un nouveau truc qui t'attend, et si tu parles à une personne en particulier il y a un nouvel endroit qui se débloque. C'est vrai qu'on est plus dans le jeu de piste que dans le jeu de rôle, mais de toute façon on n'est pas du tout dans le "jeu de rôle" avec Princess Crown : tu augmentes pas les stats que tu veux, tu choisis pas ton pouvoir magique et tu fais pas évoluer ton arme. Tu te bats toujours de la même façon avec la même épée pourrie et toutes tes améliorations ne sont que temporaires.
Mais ces chassés-croisés entre les personnages, vraiment j'adore ça !
Figure-toi que je joue en ce moment à Scott Pilgrim.
C'est très sympa, surtout si tu as lu les comics.
Mais alors le Staff Roll qui dure plus longtemps qu'une partie et que tu es obligé de mater jusqu'à la dernière seconde, même si tu l'as déjà vu une première fois, AU SECOURS, quoi !
Pas de zapping possible, pas d'accélération possible, tu te tapes tes 25 minutes de Staff Roll après chaque partie finie !!!
Dites-moi que le mec qui a eu cette idée s'est fait virer !
Pas touché à ma console depuis mon retour sur Cocoon.
Rêve érotique avec Vanilla à poil cet après-midi, cependant.
C'est grave ?
Ah ben oui, si j'écris pas pour dire du mal, c'est que je prends enfin le temps de kiffer le jeu.
Comme vous vous en doutez, je suis enfin arrivé au chapitre 11, dit "Monster Hunter". LE chapitre différent du reste du jeu, et donc assez agréable. Il eût fallu faire un jeu entier comme ça.
Cependant (Ban-chan s'en souvient probablement), j'avais dit dès le trailer final de FFXIII (celui où on annonçait sa date de sortie) que ces grandes plaines me paraissaient bien pompées sur celles de FFX. Je laisserai le bénéfice du doute à Squenix en pensant qu'ils voulaient faire du FFXIII avec le X, mais que la PS2 ne leur en laissait pas les moyens.
En tout cas, quitte à pomper Capcom et leur licence MH, s'il y a UN truc que Squenix a pigé au regard du nombre de fois où on se fait défoncer, c'est l'usage du quick continue, et intelligent en plus, puisqu'on peut refaire le combat immédiatement en changeant les paramètres essentiels (ou pas) de son équipe. Très très bonne idée excellemment réalisée.
En revanche, maintenant que j'ai accès au grinding, je constate que certaines classes sont complètement inutiles, genre enhancer. Il suffit d'avoir Fang, Vanilla et Lightning dans ton équipe et tu défonces tout le monde à coup de sorts affaiblissants, de défense plombée et d'attaques de ouf. Jammer, Defender, Attacker et Blaster, pas besoin du reste. Ah ouais, Healer, aussi, ça peut servir.. ;-D
Alors qu'est-ce qu'on peut dire sur ce chapitre 11 ?
D'abord sur la partie des plaines, c'est quand même un peu fastidieux de les parcourir à pied, les chocobos auraient été bienvenus dès le début. Dans un MMORPG, je dis pas, mais là, c'était pas indispensable de me faire courir pendant des plombes en dispersant les distributeurs de missions aux quatre coins du truc.
Ensuite, je sais pas vous, mais autant j'avais pas de souci avec l'aviation (si l'équitation est l'art de monter à cheval, l'aviation est l'art de monter les chocobos) dans les opera précédents, autant là je trouve que ça fout un peu la gerbouille.
Quelques très bonnes musiques selon les lieux, mais tout ce qui est chant grégorien, ça casse un peu les couilles. J'ai envie de dire que les musiques sont de la bonne grosse pompe de FFX, mais en fait TOUT est de la grosse pompe de FFX !
D'abord la musique : il y a cette touche de Hamauzu sur les musiques un peu rythmées qui les rend brouillonnes ; on a une sorte de bruit parasite à l'arrière (genre guitares ou bordel quelconque...) sur lequel vient se greffer une rythmique d'ambiance, mais on ne sent aucun impact dans ce genre de musique, contrairement aux thèmes de combats qu'affectionnait Uematsu. Pour vous donner une idée de ce que j'appelle "musique brouillonne", voici 3 exemples typiques dans FFX ("challenge") et FFXIII ("Test of the L'Cie" et "Eidolons"). Ce son de guitare PÉNIBLE qu'il nous fout à chaque musique de boss, vraiment faut qu'il arrête !
Ensuite les décors : changez votre équipe, les mecs, c'est juste pas possible de se retrouver avec les mêmes morceaux de colonnes et de routes détruites sur 3 jeux de suite, quoi.
Le "méchant" : je rêve ou c'est le même mec qui voulait marier Seymour et Yuna ?! *va sur Youtube*... Ouais, non, c'est pas lui, mais je suis sûr d'avoir déjà vu un méchant habillé en pape avec une voilette sur la gueule depuis que Nomura est au design des persos...
Bon, quoi d'autre ?
Ah oui, la fin du chapitre 11. C'est pas mal du tout. La tour infernale, y a de bonnes idées, le boss est vraiment très beau. La suite est juste extra : le village pourri, très très bien. Décors splendides, musique qui va bien, très très bon passage, un peu court, évidemment. Boss de fin super laid par contre.
Et là je viens de commencer le chapitre 12, je confirme : les cinématiques, c'est une catastrophe. On a droit à une méga-cinématique avec baston des invocations, ça tire, ça saute et ça explose dans tous les sens, mais alors on pige QUE. DALLE !!
Mon conseil du jour : virez le directeur des cinématique, le mec est complètement aux fraises.

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons